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Quantité et dynamisme psychologique

Quelques années plus tard, Dom Frénaud poursuit son étude en envisageant d’une manière plus analytique l’influence des principaux facteurs sur le dynamisme psychologique. De fait l’article de 1939 sera le dernier de la série, et il ne se penchera que sur l’influence de la quantité sur le dynamisme psychologique.

L’objet qu’il poursuit est toujours le même. Il s’agit de justifier la théorie rythmique de Dom Mocquereau en éliminant le préjugé contraire qui prétendrait réduire le dynamisme musical psychologique à un effet des seules variations intensives, ou tout au moins affirmer que ces variations lui sont essentielles et qu’il ne pourrait être obtenu sans leur intervention 1.

Ictus et épisème vertical

Avec cet article, nous nous proposons de revenir à des considérations plus pratiques en portant notre attention sur une série d’articles intitulée l’Ictus et le Rythme et signée par Dom Gajard entre 1920 et 1921.

Comme le note Dom Gajard, pour beaucoup le mot ictus résume la théorie rythmique de Dom Mocquereau et de Solesmes. Il suffit de faire l’ictus, autrement dit, réduire l’exécution du chant à un morcellement continu de petites mesures à deux ou trois temps, commandées par un temps fort, et s’en tenir là, – procédé qui produit sur l’oreille de l’auditeur l’impression d’un rythme forcé, émietté, haché, d’un rythme en globules 1.

Cette objection n’a pas vieilli. Cent ans après Dom Gajard, il ne nous semble pas inutile de relire ces lignes qui défendent la théorie rythmique mise au point par Dom Mocquereau. À l’époque on l’accusait d’être nouvelle, aujourd’hui on lui reprocherait plutôt d’être périmée. Qu’en est-il ?